dimanche 9 août 2015

L'accro du shopping à Hollywood de Sophie Kinsella (mai 2015)




L'avis de Gaby


La couverture présentée ici est française mais j'ai lu ce livre en anglais, tout simplement car j'avais récupéré l'ebook dès sa sortie. Il faut savoir que je suis Becky Bloomvood, alias Brandon, depuis des années. J'ai donc lu tous les titres de cette série, et naturellement j'ai sauté sur le dernier.

Becky est dorénavant à Los Angeles. Son mari Luke a une boîte de relations publiques et gère la carrière de people, il doit donc s'y rendre pour s'installer. Becky veut donner un nouvel élan à sa carrière : devenir styliste de star. Elle se voit au sommet parmi les stars, et son talent pour le shopping et la mode enfin reconnue.

On retrouve dans ce septième tome tous les éléments qui font le succès de la série : la passion pour la mode, les lettres cocasses avant certains chapitres, les bêtises et idées farfelues de Becky, son amitié et sa fidélité envers ses proches. Un entourage présent et qui a su s'enrichir au cours des derniers livres avec sa meilleure amie Suze et son mari Tarquin, ses parents et ses voisins, sa fille Minnie et son mari Luke et sa demi-soeur (peu souvent mentionnée dans le roman malheureusement).

Ce roman ne manque pas de souffle, chose à laquelle on pourrait s'attendre puisque c'est tout de même le septième, mais il ne m'a pas autant emballé que les précédents. Mais commençons par ce que j'ai aimé.

Encore une fois, on retrouve ce réalisme propre à la série et cet univers de fringues : l'auteure maîtrise son sujet et à la lecture on s'y croit. Ensuite, Becky demeure fidèle à elle-même : les vêtements sont l'une de ses raisons de vivre. Et même en n'étant pas fan de la société de consommation, je prends plaisir à lire ce livre. L'humour qu'elle possède est encore bien présent et la sympathie des personnages font toujours autant mouche, de même que l'exagération dans les envolées de Becky qui a toujours tendance à s'emballer. 

Ici, Sophie Kinsella a bien potassé son dossier car on réalise bien vite que Becky a les chevilles qui gonflent et comme n'importe quelle starlette se voit déjà en haut de l'affiche. Chapeau bas l'artiste, elle se montre convaincante et son roman nous révèle quelques facettes des stratégies des people.

Mais, je n'ai pas apprécié arriver en fin de roman et me rendre compte qu'il s'agit, en réalité, d'un volume en deux tomes. Aucune information sur la couverture nous précise qu'on n'aura pas la fin et que l'histoire se coupe abruptement sans qu'on n'obtienne de réponse à nos questions.

Certains passages sont également un peu usants. Il est difficile de s'attacher à Minnie, la fille, qui est capricieuse et qu'on connait au final bien mal. Luke, même s'il est présent, demeure une ombre et les péripéties familiales (surtout en fin de roman), sont survolées un peu trop vite. Enfin, Becky montre par moments un égoïsme et un égocentrisme à tout épreuve. Si auparavant, ses bons côtés adoucissaient cette excentricité et ces aspects, dans ce roman rien ne les nuance Elle ne pense qu'à elle et réagit trop tardivement ou alors avec mollesse.

Enfin, le revirement d'Alicia est étonnant et on s'interroge encore sur ses raisons, sachant que le roman- qui est donc scindé en deux tomes- ne nous apporte aucune réponse. Une frustration qu'on ressent lorsque Becky apprend une révélation dont on attend avec impatience l'explication.... sauf que là encore on ne l'aura pas dans ces pages !

Déjà agacée par l'abrupte coupure du récit, je me demande si la superficialité du personnage n'a pas un peu déteint sur l'auteure qui semble un peu vouloir se jouer de nous en bouleversant tout le monde de Becky (pro, familial et amical) et en nous laissant en plan. 

Pour ceux qui voudraient le lire en anglais, sachez que le niveau me semble moyen.

[470 pages / Belfond / 19,95 €]


1 commentaire:

  1. Je viens de lire le tome précédent, Mini shopaholic et je me suis bien amusée. Becky est souvent agaçante mais j'aime ses côtés amusants et sa façon de se démener pour ceux qu'elle aime. Je vais attendre un peu avant de lire celui-là mais il est dans ma Pal.

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