dimanche 23 août 2015

Les Italiens de Enrico Pandiani (juillet 2015)




L'avis d'Ondine

L’histoire débute dans un bureau au 36 Quai des Orfèvres à Paris. Une journée normale pour cette équipe de flics essentiellement composée de policiers d’origine italienne. Alors que tous vaquent à leur occupations habituelles et que le commissaire commence à entendre une plaignante pour un dépôt de plainte, leur univers va imploser. Une fenêtre du bureau explose sous l’impact d’une balle et va tuer leur collègue Brunazzi. Et voilà que d’autres tirs ont lieu les prenant tous pour cible. Plusieurs d’entre eux dont la plaignante sont tués, d’autres blessés. Des objets sont également pulvérisés et leur bureau finit par ressembler à un champs de bataille. Un vrai carnage. Les rescapés ainsi que leurs collègues veulent retrouver le sniper qui a décimé cette équipe de flics surnommés les ritals.

Mais à leur arrivée dans l’appartement où le tireur s’était positionné pour les abattre, aucune trace de l’individu hormis la maitresse des lieux ligotée et traumatisée.

Le Commissaire veut retrouver avec ses collègues survivants cet individu qui a semé la mort au sein de son équipe. Mais il devra attendre car Le Normand, son patron qui dirige la brigade criminelle, lui demande d’accompagner Moët Chambérat, une artiste peintre transsexuelle, à son atelier qui vient d’être cambriolé pour qu’il procède aux premières constatations. Même s’il ne comprend pas la priorité imposée par son supérieur pour cette affaire, le Commissaire se rend en compagnie de Moët à son atelier. L‘atelier n‘a pas seulement été cambriolé mais littéralement dévasté. Le Commissaire pense que le responsable en veut personnellement à Moët. Alors qu’il l’a raccompagne à son domicile pour vérifier que celui-ci n’a pas également eu la visite des mêmes individus, ils vont tomber dans un traquenard et le Commissaire va découvrir que des policiers sont mêlés à cette affaire.

Le voilà entraîné dans une histoire qui le dépassera totalement. Moët est un personnage troublant, mystérieux, ambiguë et fragile mais elle est aussi en danger comme le Commissaire lui-même qui semble également être la cible des assassins.

Vers qui se tourner pour demander de l’aide non seulement pour sauver sa peau mais aussi celle de Moët ? Comment arrivera-t-il à se sortir de ce guêpier sain et sauf et faire tomber les tueurs et leurs commanditaires ? 

Pour savoir de quoi il en retourne il vous faudra lire cet excellent roman policier.

Les Italiens est un polar original, rythmé, efficace. Il y a de l’action, des rebondissements, des scènes violentes, une intrigue, des personnages entiers, ce paradoxe improbable de ce couple du flic d’origine italienne, macho et de la très belle femme intelligente mais transsexuelle, de l’humour noir, un peu de sexe, un fond de politique, des cadavres qui jalonnent le cheminement de l’enquête, bref tout ce qui fait que ce livre se lit comme si on visionnait un film policier et d’action. En fait ce roman policier a tous les ingrédients pour effectivement être un très bon film policier.

J’ai lu ce livre en un rien de temps. Sa lecture s’est confondue naturellement au rythme rapide de l’histoire. Je ne connaissais pas du tout l’auteur mais quelle découverte. Une vraie maîtrise du genre avec ce petit plus qui fait que l’on ne le lâche plus jusqu’à la fin.

Un polar à découvrir. Un très bon moment de lecture. Beaucoup d’action et d’adrénaline.

[336 pages / France Loisirs / 22 €]

1 commentaire:

  1. J'aime bien les polars ! Je note si c'est un bon moment de lecture :)

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