samedi 17 octobre 2015

The fault in our stars / Nos étoiles contraires de John Green (février 2013)




L'avis de Gaby


***blablabla

Je suis finalement de retour, après deux mois d'absence. La disparition de ma Kobo y est pour quelque chose et je n'ai pas franchement envie d'investir plus d'une centaine de dollars pour une liseuse qui ressemble à la mienne en tout point et qui me coûterait trois fois plus cher. Donc je ne lis quasiment plus... Jusqu'à ce que je me tâte à reprendre des livres papier. Devant voyager léger, je suis assez réticente mais il faut savoir faire des choix : se planter devant le PC tous les jours ou accepter de lâcher son argent sans jamais revoir les livres tout en reposant ses yeux?

Et puis dans la bibliothèque de ma résidence, je suis tombée sur The fault in our stars. Depuis quelques semaines, je travaille intensivement mon anglais. Et je me suis laissée tenter : un livre pour la jeunesse n'est pas compliqué à lire et assez reposant après 5/6 heures à bosser la langue, en plus il est connu. Fonçons !

***

Hazel est atteinte d'un cancer qu'on peut qualifier de stabilisé. Elle prend un traitement qui empêche, pour le moment, la maladie d'évoluer. Elle n'est pas sauve mais elle vit. Elle est un peu blasée, subit sa maladie, mais en même temps qui ne le serait pas à sa place. Vient un beau jour qu'elle rencontre un ado plutôt charmant dans un groupe de soutien aux malades. Le bel Augustus va totalement la captiver. Intelligence vive, humour, et partage d'expériences assez similaires, les deux ados ne vont plus se lâcher.

Je dois le rappeler : je n'aime pas lire des romans d'enfants malheureux. Donc quand je l'ai ouvert, j'ai de suite regretté de l'avoir fait, en me demandant dans quelle sordide aventure j'allais plonger. La chute ne fut pas aussi brutale que je le craignais, John Green évite de nous agacer en nous plongeant dans le mièvre et le pathos. Merci monsieur. 

Le roman est assez sympa dans l'ensemble, et la relation qui se développe est mignonne. Hazel et Augustus sont plutôt intéressants et intelligents. Et cette plongée dans l'univers de familles touchées par ce mal est plaisant. 

Mais je n'ai pas pour autant été emballée par l'histoire, et en suis restée éloignée, sentant que je n'étais pas la cible de l'auteur et qu'il ne m'avait rien apporté. A aucun instant je n'ai appris une nouvelle chose. John Green est resté sur des éléments connus et déjà bien ancrés dans notre réalité. Avec mon âge et mon expérience de la vie, cette histoire n'a donc produit aucune étincelle puisque tout ce qu'il a raconté était déjà su.

J'aurai bien voulu vous convaincre que ce roman est aussi bon qu'on le dit. Il est certainement touchant, notamment concernant la destinée de ces amants maudits. Mais hormis ce rôle de Roméo et Juliette, on en retient peu de choses. Il a joué sur de jolis phrases, sur des moments poignants ("je suis une grenade") sans pour autant qu'il n'aille jusqu'au bout. Est-ce qu'un gamin arriverait à sortir "je suis une grenade" sans montrer plus de complexité d'âme, même intimement? Car John Green nous propose de voir le récit du point de vue de la jeune fille. Et même si elle vit avec cette lassitude et cette consternation, elle n'a pas cette colère. De même quand sa mère formule une pensée qu'elle ne devrait pas entendre. Tout enfant réagirait mal. Et même s'il ne réagit pas, cela le bouleverserait donc forcément il y penserait. 

John Green a fait le choix de nous montrer deux familles unies et aimantes qui ont les moyens d'apporter les soins nécessaires à leurs enfants. De même qu'il nous sert une jolie romance noircie par l'ombre du cancer. De jolis mots, des beaux personnages, des moments mignons. Une sympathique introduction pour la jeunesse à qui ce récit est clairement destiné et à ceux qui lisent peu de récit introspectif. Et sinon concernant le cancer, que voulez-vous que je vous dise? Il y a autant d'individus que de façons de le vivre.

[330 pages / Nathan / 16,90€]

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