vendredi 16 octobre 2015

Tiré à quatre épingles de Pascal Marmet (mai 2015)




L'avis d'Ondine


Le Commandant Chanel qui travaille avec son équipe au 36, quai des Orfèvres, est appelé pour une affaire de meurtre. Il semblerait que cet homicide ait eu lieu lors d’un cambriolage dans un appartement cossu de l’impasse de Conti à quelques pas du commissariat. D’après les rares témoins, deux personnes auraient pénétré dans l’appartement.

La victime est l’épouse d’un ancien préfet qui a exercé ses fonctions sous l’ère du Président Jacques Chirac. Le mari d’Albane Saint-Germain de Ray a également été tué par balles dans une rue obscure, il y a quelques mois de cela. La police qui avait soupçonné un temps, Albane Saint-Germain de Ray, n’est jamais arrivée à retrouver l’assassin.

Et voilà que c’est au tour de son épouse d’être assassinée et cela vraisemblablement suite à un cambriolage qui aurait mal tourné. Mais très vite Samy, un des deux cambrioleurs, est arrêté et le Commandant Chanel comprend de suite qu’il ne peut avoir assassiné la victime.

Les faits ne correspondent pas au profil de Samy. Cambrioleur certes mais pas tueur. Mais peut-être est-ce son complice qui a commis ce crime.

Ce dernier est connu de la police et a un bon petit pedigree. Mais le Commandant Chanel se rend compte que le profil de Laurent Bastos ne correspond en rien à la description faite de celui-ci par Samy. Il lance un avis de recherche pour retrouver au plus vite ce Laurent Bastos.

Le Commandant Chanel poursuit en parallèle ses investigations car il se pourrait qu’une autre piste soit possible, d’autant plus que Albane Saint-Germain de Ray a été tuée avec la même arme que son époux. Le policier s’intéresse aux œuvres d’art africain que collectionnait le mari d’Albane et qu’il avait légué au musée du quai Branly. Mais après expertise, de nombreuses pièces collectionnées par l’ancien préfet se révèlent être des copies.

De plus, au fur et à mesure de l’enquête, d’autres victimes proches d’Albane Saint-Germain de Ray sont retrouvées tuées par la même arme. Qui est ce tueur qui assassine ainsi les personnes qui ont été proches de la jeune et très jolie veuve ? Serait-ce son complice ? Qui était réellement la victime, une belle femme au profil d‘une veuve noire ou simplement une femme complexe prête à tout pour de l‘argent ?

Le Commandant Chanel arrivera-t-il à démêler les fils de cette enquête complexe et arrêter le tueur ?
Il faudra lire ce polar pour le savoir.

Tiré à quatre épingles est un roman policier à écriture plutôt classique. Au début il m’a manqué un peu d’action et de rythme mais en réalité, je me suis laissée embarquée très facilement par cette histoire où se mêlent art africain, sorcellerie, intrigue. Le Commandant Chanel est un enquêteur intelligent, perspicace et surtout tenace. Mais au-delà de l’enquête, on cherche surtout à savoir qui était réellement Albane ? Que cachait-elle ? Était une victime ou une grande manipulatrice ?

Même si l’histoire a manqué un peu de piment à mon goût, Tiré à quatre épingles est et reste un bon roman policier qui se lit vite et qui a une intrigue intéressante, des personnages hauts en couleur et attachants qu’il soit du bon ou du mauvais côté car ils gardent tous une forme d’humanité et de fragilité.

A découvrir car l’intrigue est originale et on passe un très bon moment de lecture.

[270 pages / Michalon /18 €]


Autre livre chroniqué de l'auteur


0 commentaires:

Enregistrer un commentaire

Profitons de notre liberté d'expression