mercredi 30 décembre 2015

Merci 2015, hello 2016 !





Hello les lecteurs, je vous souhaite une excellente année 2016 !

Je chéris les débuts de toute chose car c'est un monde de possibilités infinies. Alors certes, la fin annonce la conclusion d'un cycle, mais aussi l'avènement d'une nouvelle ère. 

Sur le blog, vous ne vous en êtes peut-être pas rendus compte, mais la plateforme a subi différentes transformations dans le design et dans la gestion. Tout simplement car j'ai passé mon année en Australie ET je suis heureuse que ce petit bout de web ait survécu à tout cela, en dépit de quelques crispations. 

Pour les plus curieux, voici les rétrospectives et bilans des années précédentes (qui ont également évolué)


Honnêtement, il m'est difficile de faire le point quant à mes lectures. J'ai lu les titres qui me faisaient envie et je ne suis pas sortie de mes habitudes. Je n'en ai pas forcément ressenti le besoin. J'ai cédé à quelques tendances, pour le meilleur et pour le pire, mais j'ai aussi pu compter sur mes inclinaisons.

Je ne reviendrai pas sur mes résolutions car cette année 2015 a aussi été l'année de la remise en question. Qu'attends-je de la vie? Qui suis-je? Je n'en tire pas le meilleur des bilans mais j'ai avancé à ma manière. Mon ambition pour 2016 : avoir une vie active. Que chaque minute soit remplie.

Concernant les statistiques, je ne ferai pas de point sur les réseaux sociaux ou les visites, tout simplement car j'ai changé de profondeur de champ. Je ne veux pas entrer dans une course mais partager et rédiger pour le plaisir, pour moi et pour vous. Je ne recherche pas de reconnaissance. Bien sûr, toute attention de lecteurs, blogueurs, d'auteurs et maisons d'éditions est bienvenue, mais je n'en fais pas ma priorité. Ce blog est un plaisir mais n'est pas le centre de ma vie. J'aime lire. Mais je n'en ferai pas carrière. Je préfère l'humain.

Janvier :
O : 4 G : 2
Février :
O : 7 G : 8
Mars
O : 6 G : 4
Avril
O : 8 G : 2
Mai
O : 4 G : 1
Juin
O : 8 G : 4
Juillet
O : 7 G : 4
Août
O : 10 G : 6
Septembre
O : 3 G : 5
Octobre
O : 8 G : 1
Novembre
O : 4 G : 4
Décembre
O : 3 G : 9


Cette année, Ondine a lu 72 livres et j'ai lu 50 livres !

J'ai clairement moins lu que l'an passé, mais je me suis plongée dans plus de gros bouquins. Côté lecture, pour l'an prochain, je souhaite toujours affiner ma vision du monde et continuer de vider ma PàL. 

Je suis tout de même très satisfaite de cette année. J'ai lu principalement des livres qui m'ont plu et j'ai été assez peu souvent déçue. De plus je n'ai pas cédé aux appels des sirènes et n'ai pas forcément plongé dans les titres plébiscités par la blogo (grosse déception pour Ce qui nous lie et The Revolution of Ivy, enthousiasme pour Le passeur). J'ai presque lu des essais ou non-fictions romancés ou témoignages tous les mois, ce que je souhaitais. J'ai aussi lu pas mal de livres "reconnus comme incontournables" (même si quelques uns m'ont déçue comme Hell). Côté classiques, c'était pas trop mal non plus (le mémorable intégrale Autant en emporte du vent est ma grande fierté, par contre Jane Eyre....)

Pour l'an prochain, je souhaite enfin me plonger dans un livre de Pearl Buck, Paul Auster, De Beauvoir, Descartes et Diderot. Et lire l'unique roman de Toole.

Pour le reste, Carpe Diem !

Niveau challenge, je privilégie ceux qui sont à durée infinie et surtout que je peux suivre avec aisance, comme celui d'un genre par mois et le Vidage de PàL que je compte continuer même si dans les faits je lis plus de nouveaux bouquins que de titres possédés... Je ne veux plus m'imposer des lectures parce qu'il est difficile de me cantonner à un genre. 

Et enfin niveau PàL : je suis passée sous la barre des 159 grâce à la lecture de 12 livres possédés depuis plus d'un mois. Soit près d'une lecture sur 5 si je me base sur les 50 livres lus cette année !

Côté résolutions 2015 (je ne mettrais pas celles de 2016)
- m'expatrier : OK
- m'ouvrir au monde : OK
- poursuivre mon roman : raté
- mener à bien mes projets professionnels : raté
- faire évoluer mon blog : OK (il a dorénavant un équilibre)
- perdre du poids : OK (j'ai retrouvé le physique de mes 20 ans !)

- être trilingue : raté mais très bonne progression en L2 me permettant de bosser une L3 en 2016 

A côté de mon échec pro de cette année (j'ai bossé quand même), j'ai trouvé des réponses quant au sens de ma vie, donc cela me permet de repartir sur d'excellentes bases cette année. Donc pour moi, une excellente année 2015 qui me permet d'aborder -enfin- le présent et l'avenir. Et 2016 sera clairement d'un autre niveau (on va viser l'excellence).

mardi 29 décembre 2015

Le Rouge et le Noir de Stendhal (novembre 1967)



L'avis de Gaby

Suite à ma première expérience de livre audio, j'ai décidé de poursuivre l'expérience Feuilleton de France culture avec un classique : Le rouge et le noir de Stendhal. Depuis quelques années déjà, je souhaitais rafraîchir mes souvenirs sans trouver la motivation d'ouvrir ce livre dont le contenu m'était déjà connu. A mon grand regret, ce sera pour le moment la dernière adaptation audio que j'écouterai de cette émission puisque les archives de cette radio ne sont plus disponibles en téléchargement (et pour l'oeuvre Millenium, je souhaite me plonger dans le format papier).

Julien Sorel est un fils de scieur qui voue une passion pour "les choses intellectuelles". Il n'a que faire de travailler, les livres l'attirent comme une abeille appâtée par une fleur. Passionné par Napoléon Bonaparte, il possède une incroyable mémoire. Il est recommandé comme précepteur à la famille Rénal par le curé, qui l'estime beaucoup. Julien Sorel, homme calculateur et ambitieux, va réussir à séduire Mme de Rénal, bousculant son destin de petit paysan.

Précisions que le livre a comme sous-titre Chroniques de 1830, année de la Révolution de Juillet qui va voir revenir à la tête de la France un roi, Louis-Philippe d'Orléans "roi des Français", pendant la monarchie de Juillet. Je vous recommande de visiter Wikipédia pour étendre vos connaissances. 

J'ai écouté les quinze épisodes lors de mes trajets pédestres, me laissant emporter par les voix charmeuses des acteurs qui incarnaient talentueusement leur rôle. Contrairement à un livre audio classique, j'avais ici l'impression d'assister à une pièce de théâtre, en dépit de l'absence d'images.

Par certains moments, le roman faisait très "à l'eau de rose" avec les passages sentimentaux de Mme de Rénal, naïve femme absolument peu au fait des choses de l'amour. Assez inculte et néanmoins très belle, elle se laisse flotter en soutenant son terrien et matérialiste mari, sans vraiment y trouver à redire.

Julien Sorel, quant à lui, est souvent aux prises avec sa conscience. Il a des rêves de grandeur et refuse de baisser sa garde, ce qui fait naître de nombreux quiproquos. Jamais il ne se lâche, il garde tout sous contrôle. 

Dans le livre, on assiste très régulièrement aux débats intérieurs des protagonistes, et tous ne sont pas d'un niveau égal. Ainsi Mme de Rénal n'a pas une vie très riche, et va donc développer une passion pour Julien. Ce jeune homme n'hésitant pas à s'imposer auprès d'elle avant même que les sentiments n'aient été présents. M. de Rénal, n'ayant pas de problèmes d'argent et bien assis dans sa position, aime accumuler et a des préoccupations de noble : gérer son domaine et les impressions qu'il fait. 

Le roman, en dépit de sa forte teneur en passages fleur bleue, est intéressant puisqu'il raconte aussi le quotidien et les enjeux de cette époque très fébrile : la peur des nobles pour les libéraux et la perte des avantages, les risques mortels encourus par ceux qui ne font pas partis de la bonne "strate" de la population, les pièges que tous élaborent pour piéger leur entourage et affermir leur force, l'hypocrisie des fonctions religieuses et l'usage qu'il en est fait au profit de certains.

Un bon bouquet garni qui offre aussi une évolution assez appréciable du protagoniste principal. Ainsi, Julien Sorel est à l'image de Scarlett O'hara dans Autant en emporte le vent, incarnant une personnalité propre. Un état que l'on ne retrouve plus tellement dans les romans contemporains où les personnages se font plus remarquer par un trait de personnalité saillant et non par leur identité (Becky dans L'accro du shopping : n'importe quelle fille souriante et légère avec le toc de l'achat compulsif, Ivy dans The book of Ivy : n'importe qui forcée de se marier au clan opposé, Maude dans Check-point : n'importe quelle fille volontaire dans une ONG....)

[512 pages / Folio / 6,40 €]

lundi 28 décembre 2015

Un film par semaine en 2016 #1 : Voyage dans la Lune de Georges Méliès (1902)




J'ai découvert un intéressant challenge sur le compte Twitter d'Iluze : l'idée était de voir un film par semaine. N'étant pas une grande amatrice de télévision et de cinéma (regarder un écran sans rien faire, c'est juste impossible...), je me suis dit que ce serait pas mal pour me motiver à refaire ma culture générale qui, avouons le, est en deuil lorsqu'on parle du septième art.

N'étant pas du milieu, je pensais au départ me baser sur Allociné mais, l'ayant fait par le passé, j'ai eu l'idée de chercher la liste des films cités dans la série Gilmore Girls. En la consultant, je me suis aperçue que beaucoup d'entre eux ne me tentaient pas... J'ai donc découvert la liste des 1001 films à absolument voir sur Wikipédia. Et là, bingo, il y a de la matière.

Pour le premier film de l'année (première semaine 2016), j'ai décidé de regarder un petit court-métrage : Voyage dans la lune de Georges Méliès, oeuvre inspirée du livre De la Terre à la Lune de Jules Verne et des premiers hommes dans la Lune de H. G. Wells

Point positif : j'ai enfin compris l'origine de la célèbre image de la lune. Inculte que je suis....

Le court-métrage d'environ treize minutes est composé de plans fixes assez burlesques. Les personnages, très nombreux à l'écran, sont habillés de façon extravagante et précieuse et gesticulent avec de grands moulinages de bras.

Les décors sont statiques et originaux, et on note certains effets spéciaux comme des superpositions de pellicules.

Evidemment, l'oeuvre est barrée : les hommes sont poursuivis par des tritons qui explosent en poussières, ils n'ont pas besoin d'oxygène et ils trouvent le moyen de tomber du satellite naturel pour se retrouver sur la planète Terre.

C'est un bon petit divertissement, assez incomparable dans son genre.

[Semaine 1 : du 28 décembre 2015 au 3 janvier 2016]

La supplication. Tchernobyl, chronique du monde après l'apocalypse de Svetlana Alexievitch (août 2004)




L'avis de Gaby

Tombée par hasard sur ce livre via un site de ventes en ligne de produits culturels, j'ai eu la chance de découvrir grâce à Iluze son existence en version audio et gratuite accessible à tous. Jusqu'à présent, je n'ai jamais eu la possibilité d'écouter un livre audio, notamment car cela me demande d'être concentrée et qu'il m'est impossible de rester sans rien faire de mes mains pendant plus de dix minutes, comme la majorité des gens.

Je vais donc vous parler du livre que j'ai écouté mais dont le contenu est identique à l'ouvrage imprimé, bien qu'il me semble que l'oeuvre audio ne soit pas intégrale. La supplication. Tchernobyl, chronique du monde après l'apocalypse est composé de témoignages de survivants et d'ouvriers qui ont officié dans la zone de radioactivité.

A travers les voix des acteurs, on découvre le quotidien bouleversé de ces Ukrainiens, dont certains ont préféré ne pas fuir pour ne pas abandonner, les détails de la vie avec ces chatons et des petits mots d'habitants laissés sur les portes pour accueillir les éventuels voyageurs. Un homme a tenu à revenir chercher la porte de son habitation, si symbolique à ses yeux, une autre a vu son amoureux s'affaiblir et devenir une ombre, suite à son action de nettoyeur dans la zone dangereuse. Une femme appelle à l'aide, son enfant n'a rien d'une enfant. Des conséquences qui perdurent actuellement, et dont on ne parle plus.

Et on ne peut s'empêcher de penser au Japon, à Fukushima. Et puis à la distribution de capsules d'iode en France en 2016 en cas de catastrophe nucléaire (dans un environnement de 10 kilomètres autour de la centrale, le nuage semble décidément bloqué dans des frontières invisibles dans mon pays).

Une lecture audio douloureuse, historique, moderne. Non, il ne faut pas tomber dans le pathos, ni devenir parano. Mais bordel, ne peut-on pas éviter tous ces drames? Ne peut-on pas, pour une fois, penser aux vies humaines et faire quelque chose? Cela me rappelle cet article lu il y a quelques semaines : au Japon, ils vont envoyer des robots dans la zone dangereuse, alors qu'avant ils envoyaient des hommes (des SDF recrutés par la mafia). Quelle est la logique? 

dimanche 27 décembre 2015

Mes plus belles lectures 2015




Ne changeons pas nos vieilles habitudes. Comme chaque année, je vous présente mes meilleures lectures des douze mois. J'y mets également les titres qui m'ont laissé un grand souvenir.

Retrouvez

-celles de 2012 ici
-celles de 2013 ici
-celles de 2014 ici


Cette année, j'ai lu beaucoup moins que l'an passé mais j'ai terminé des "séries" comme Moi, Christiane F ou Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur ou The book of Ivy. 


Non-fictions

http://www.labibliodegaby.fr/2015/04/dans-la-peau-dune-djihadiste-danna.html

Classiques


Bandes-dessinées

 

Contemporains



Jeunesse


mercredi 23 décembre 2015

Maxence de Fabrice Soulay (juillet 2015)




L'avis d'Ondine


Maxence se rapproche de la cinquantaine. Il vit seul et s’occupe depuis des années des fauves du parc zoologique. Il n’a pas de copine et, hormis Raphaella, la concierge italienne de son immeuble, il n’a pas d’ami. Sa vie est très programmée et se partage entre son travail et son appartement. Il aime travailler avec les fauves et partager sa passion avec les visiteurs du parc. Il se confie souvent à Raphaella sa concierge italienne qu’il considère plus qu’une simple et précieuse confidente mais comme une amie.

Maxence aime sa vie qui peut sembler monotone pour certains mais dont le déroulement linéaire le rassure. Malheureusement celle-ci va être bousculer par l’arrivée sur son lieu de travail de trois experts en fauves qui viennent étudier la reproduction des fauves au sein du parc zoologique. Maxence est chargé de s’occuper d’eux et partager ses expériences professionnelles avec eux. Cette venue le déstabilise car Maxence est un solitaire. C’est ainsi qu’il fait la connaissance de John, Brian et Margaret. Il fait de son mieux pour répondre aux attentes des uns et des autres.

Mais il ne sait pas encore à quel point sa vie va basculer et prendre une tournure totalement inattendue. Pour connaître la suite de cette histoire il vous faudra lire ce délicieux roman.

Maxence est une histoire simple mais nullement simpliste. Un roman qui nous parle d’amour, d’une rencontre inattendue qui vous accroche à des rêves qui semblaient impossibles.

Une belle histoire, écrite avec aisance, sans fioriture, mais qui touche le lecteur. Un personnage principal hors temps, rêveur, étourdi, qui mène une vie très prévisible mais tellement rassurante pour lui et qui se trouve parachuter par une simple rencontre dans une histoire d’amour qu’il n’espérait plus pour lui. 

Un roman simple avec une histoire d’amour guimauve qui par nos temps présents fait beaucoup de bien au lecteur. Un peu de légèreté, un zeste d’humour, un brin de rêve, d’optimisme, et tous ces moments de liesse du cœur, de crainte et d’angoisse et bien d’autres sensations qui font que cela rappelle au lecteur quelques souvenirs avec beaucoup de nostalgie.

Un roman rempli d’espoir, de bons sentiments, de l’humour et surtout une grande attention humaine pour les personnages. A lire absolument car cela fait beaucoup de bien actuellement à nos cœurs de lire des histoires guimauves qui nous font rêver, nous font évader vers des sentiments meilleurs et des horizons d’autres possibles pour rendre notre monde plus beau. Le romancier n’est-il pas celui qui doit nous raconter juste des histoires pour nous permettre de rêver, de s‘amuser ou de passer un bon moment de lecture ?

Ce roman m’a agréablement surprise, facile à lire, une histoire simple certes, mais un vrai bon moment de lecture.


[266 pages / Baudelaire / 20 €]

vendredi 18 décembre 2015

Room d'Emma Donoghue (janvier 2013)




L'avis de Gaby


Jack est enfermé dans une petite pièce avec sa maman. Ce narrateur, âgé de 4 ans et demi, donne des petits noms à son environnement comme Monsieur Rocking-chair ou Madame Baignoire. Ne sortant jamais de sa chambre, il se cache dans la penderie dès l'entrée de Grand Méchant Nick par l'unique porte de son lieu de vie.

N'aimant pas beaucoup les histoires d'enfants, je ne me rappelle plus où j'ai vu ce livre. Je pensais l'avoir découvert listé dans l'un de mes challenges, mais en réalité ce n'est pas le cas. Autant vous dire que j'y suis allée à reculons.

Le style, de prime abord, m'a rebutée. Je n'ai pas immédiatement adhéré au procédé narratif. C'était vraiment enfantin et assez pénible par les repères spatiaux difficiles à saisir. Puis, les éléments se mettent en place et l'objet du roman se façonne : la mère et son enfant sont enfermés. La jeune maman semble s'efforcer d'offrir le meilleur à son petit.

Je n'irai pas plus loin dans le synopsis mais l'intrigue devient rapidement prenante. Et finalement le discours tenu par l'enfant ne semble pas si inopportun. Au contraire, on lit le roman à travers ses yeux et on devient sensible au raisonnement de Jack. On vit le bouleversement de son univers avec lui. Rapidement, on devient empathique même si quelques fois l'envie de le remettre à sa place nous travaille. Une faiblesse qu'on pardonne plus que facilement lorsqu'on comprend son quotidien.

La jeune maman est également remarquablement dessinée à travers les babillages de Jack. Forte et fragile à la fois, elle aime tant son enfant qu'elle n'hésite pas à se confronter à ses peurs pour lui offrir le meilleur. 

Emma Donoghue traite dans l'ouvrage de la disparition et de la contrainte, l'absence et la reconstruction, et aussi de la confrontation violente des univers lorsque la vérité surgit et que tous doivent composer avec. Les relations conflictuelles avec des proches en dépit de la tragédie violente, l'incompréhension de l'entourage extérieur, les tentatives de sauvetage pour s'assurer un avenir mais aussi la douleur et la perte. 

Et puis l'amour. Un amour inconditionnel qui voit plus loin que les faiblesses, que les erreurs, que l'absence. Qui se traduit par de petites attentions ou de grands actes. Qui assure un lien entre tous en dépit des mésaventures, et qui va au-delà du froissement des sensibilités de chacun.

Un roman touchant et perturbant. Les humains sont décrits avec sensibilité. Dans ce roman, Emma Donoghue a volontairement coupé la parole aux destructeurs de vie pour laisser s'élever la voix d'un enfant, qui n'a rien à perdre et tout à construire. Grâce à l'amour.

[456 pages / Le livre de poche / 7,60 €]

jeudi 17 décembre 2015

Mes lectures de la semaine #3




Je vous laissais il y a quelques temps avec mon précédent billet sur des livres entamés. Les ayant terminés, il est temps de vous annoncer les nouveautés et de faire le point sur les livres lus.

Ces derniers jours, j'ai relativement bien lu.

J'ai terminé Room d'Emma Donogue. Un roman au style bien particulier qui mérite de s'y attarder. Le petit Jack et sa maman vivent dans une chambre. Qu'a-t-il bien pu se passer ? C'est le second et avant dernier livre listé dans mon challenge Cold Winter.

J'ai poursuivi avec Ebola de David Quammen. Un roman passionnant qui nous plonge dans l'univers de la virologie. Très accessible, cet essai plaira aux amoureux des sciences.

Je me suis plongée dans mon premier livre audio grâce à France culture et ai adoré La supplication. Tchernobyl, chronique du monde après l'apocalypse de Svetlana Alexievitch. Foncez pour en apprendre davantage sur les conséquences de la catastophe. Incontournable !

Enfin j'ai lu Sa majesté des mouches de William Golding. Cette lecture nous laisse avec un certain malaise. Un classique jeunesse qui retourne.




Concernant les lectures en cours, j'en ai amorcé plusieurs (comme à mon habitude).

Je me suis plongée dans Dans la peau d'un migrant d'Arthur Frayer-Laleix, dernier partenariat Netgalley approuvé. Dès les premières pages, on est captivé.

J'ai aussi commencé Le rouge et le noir de Stendhal adapté par France culture en livre audio. Je l'avais lu plus jeune. L'écouter est assez étrange, on dirait un vieux feuilleton amoureux (j'en suis au tiers).

Je vais aussi lire De sang froid de Truman Capote, dernier listé dans mon challenge Cold Winter et plébiscité dans le club de lecture.