lundi 7 décembre 2015

Les catacombes de Toby Ball (novembre 2013)




L'avis de Gaby

Livre proposé pour mon club de lecture, Les catacombes m'a pris plus de temps que prévu pour en venir à bout. Il est probable que ma petite expérience en policiers ait joué un rôle, car c'est un genre que je lis peu et dont je ne raffole pas particulièrement. Toutefois, ce livre m'avait beaucoup intrigué par son résumé.

Puskis, archiviste dans la Ville (décrite comme un Gotham des années trente), découvre des incohérences dans la bibliothèque des archives criminelles. Des dossiers, relatifs à une guerre des gangs, ont été trafiqués. Au même moment, Pool, détective privé, se voit confier la recherche d'un jeune orphelin, tandis que Frings , talentueux journaliste accro à la marijuana, enquête sur de mystérieux attentats. Les trois hommes tentent d'en savoir plus malgré la menace pesante d'Henri le rouge, un maire violent qui tient la ville d'une main de fer.

Si j'ai bien aimé les premiers chapitres, je me suis rapidement perdue dans les suivants lorsque Tony Ball plaçait, comme dans un jeu d'échecs, les éléments de son intrigue. Habituée à la lecture linéaire d'un roman classique, il m'a fallu un certain temps d'adaptation pour accepter d'entrer dans le jeu de ce livre policier. Chose pas forcément aisée lorsque les chapitres jonglent avec la focalisation interne de différents protagonistes. Rien de bien grave toutefois.

Sans pour autant nous faire des coups de poker en fin de chapitre, le roman capte notre intérêt par l'évolution constante de l'intrigue. On sent qu'au fil de la lecture, les éléments seront amenés ça et là afin de nous révéler les motivations des protagonistes. C'est pourquoi, passé le premier tiers du livre, je me suis mise à tourner les pages sans réfléchir, appâtée par les mots et le point final.

Je ne vous cache pas que certains points m'ont un peu déçue. Ainsi, j'ai trouvé Henri le Rouge assez caricatural et un peu dans le design des super-méchants dans les comics. En fait, la plupart des protagonistes étaient assez haut en couleur et auraient pu parfaitement être traduits en bande dessinée américaine. 

L'ambiance générale est, quant à elle, typée et visuelle. On imagine bien la ville des années 30 en plein essor industriel avec les usines, la pollution et les magouilles des maires. Cette même période où les mafias faisaient leur beurre avec la prohibition de l'alcool, sauf qu'ici il est question de marijuana. Et puis les luttes des syndicats, des ouvriers et la répression par la violence policière.

Une question demeure également (et ça c'est destiné à ceux qui liront le bouquin) : pourquoi le moustachu méchant a-t-il agit ainsi avec les enfants alors qu'il appris la nouvelle de Frings après? Un deuxième tome étant prévu (et déjà édité aux Etats-Unis), peut-être mes réponses sont-elles à chercher dans ce dernier. 

Un bon premier roman de l'auteur qui mérite qu'on s'y attarde. Le questionnement final trouvera écho en chacun de nous puisqu'il évoque la question du sens. Un peu facile, je dirai, mais pas illogique ni hors sujet.

[427 pages / 10-18 / 8,80 €]

2 commentaires:

  1. Dommage que je ne l'ai pas trouvé en bibliothèque car il m'a l'air tout à fait intéressant (par le résumé comme par ton avis)

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    1. J'espère qu'elle le possédera dans le futur car c'est un bon livre (et les passages dans les archives sont vraiment intéressants)

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