dimanche 31 janvier 2016

samedi 30 janvier 2016

vendredi 29 janvier 2016

Dans la peau d'un migrant d'Arthur Frayer-Laleix (octobre 2015)

Présentation de l'éditeur


L’immigration clandestine est un iceberg dont nous ne voyons que la partie émergée. Arthur Frayer a plongé sous la surface pour explorer cette mondialisation qui n’apparaît sur aucun de nos radars économiques. Comme pour sa précédente enquête, Dans la peau d’un maton, il a opté pour une méthode simple : se grimer en clandestin pour approcher les passeurs, les logeurs, les intermédiaires du trafic d’êtres humains, puis redevenir journaliste pour interroger policiers, magistrats, avocats, et vivre parmi les migrants.Son enquête l’a mené du Pakistan à la Turquie, des Balkans à l’Angleterre, dans les pays scandinaves… Il a voyagé dans le coffre de policiers bulgares, négocié avec des passeurs pachtounes, rencontré un trafiquant pakistanais qui faisait demi-tarif pour les enfants, arpenté les trottoirs d’Istanbul avec des travailleurs afghans, écumé les rues de Calais où les passeurs égyptiens ont éclipsé les Kurdes…
Il met au jour un univers qui n’appartient ni aux pays du Nord, ni à ceux du Sud. Un « cinquième monde » comme il existe un tiers-monde. Un monde qui nous reste invisible mais qui, par les conséquences économiques, sociales et politiques de son existence, concerne de très près chacun d'entre nous.



L'avis de Gaby


Je connais l'auteur pour sa célèbre enquête en immersion Dans la peau d'un maton. N'ayant pas encore eu la possibilité de me plonger dedans (Ondine a eu cette chance par contre), j'ai décidé de me rabattre sur son dernier ouvrage Dans la peau d'un migrant.

jeudi 28 janvier 2016

mercredi 27 janvier 2016

Le grand mur circulaire de Maurice Lacan (juillet 2015)

Présentation de l'éditeur

Imaginons, dans un futur proche, une puissante métropole ouverte sur le monde, opulente et libre, totalement métissée, symbole d'un monde pacifique enfin unifié. Et dans cette métropole vivent des hommes et des femmes comblés, des vieillards fatigués mais heureux, et des jeunes gens heureux mais futiles. Tous partagent leurs loisirs entre la plage, les spectacles et les plaisirs. Ils voyagent beaucoup, piétinant le monde sans le voir. Mais tout n'est pas parfait dans ce monde exemplaire. Des oligarques règnent dans l'ombre. Beaucoup d'hommes et de femmes misérables et méprisés ont été relégués dans le vaste périurbain. Derrière les apparences, la démocratie se défait et cède la place à une oppression douce. Imaginons maintenant qu'une nouvelle et puissante vague migratoire, provoquée par la surpopulation, le saccage de la nature et les guerres, bouscule les frontières. Et que ces populations, venues du monde entier, s'amassent au pied d'un Grand Mur Circulaire que la ville s'est hâtée d'édifier pour les empêcher d'entrer dans son vaste territoire. Nous commencerons alors à percevoir la complexité d'un monde qui s'unifie tout en se fragmentant sans cesse et s'abîme dans une crise dont on ne saisit pas encore l'ampleur.


L'avis d'Ondine

L’histoire se passe dans un futur de notre monde. Une ville ou une capitale peut-être, en tous les cas une sorte de métropole, Saint-Paul. Saint-Paul est l’endroit où vivent les nantis, ceux qui sont du cru, ceux qui ont le pouvoir, l’argent, les situations privilégiées et qui bénéficient de moyens pour vivre dans cette ville, entourée d’un grand mur circulaire, qui la préserve des intrus et des indésirables. Ce mur circulaire les protège d’une zone à l’extérieur de ce mur où résident ceux qu’on appelait autrefois le prolétariat.

mardi 26 janvier 2016

La passe-miroir, tome 2 : Les disparus du Clairdelune de Christelle Dabos (octobre 2015)

 Présentation de l'éditeur

Officiellement introduite à la cour comme Vice-conteuse, Ophélie découvre les mondanités d'un univers où complots et tensions politiques sont à l'oeuvre derrière les belles apparences. Entre l'arrivée de sa famille au Pôle et les exigences de Farouk, elle n'a d'autre choix que de s'appuyer sur Thorn, son énigmatique fiancé. Quand des nobles disparaissent les uns après les autres, la liseuse d'Anima doit user de ses talents pour mener l'enquête. Une mission qui va l'entraîner beaucoup plus loin que prévu, au coeur d'une vérité plus redoutable que tout ce à quoi elle s'était préparée...

L'avis de Gaby


En décembre dernier, je vous chroniquais le tome 1. Quelques semaines plus tard, je récidive avec le second volume. On retrouve donc Ophélie, désignée conteuse officielle de Farouk. Seulement, rien n'est de tout repos. Les hostilités au sein de la Citacielle reprennent, les fiançailles ne sont pas réjouissantes et la famille de la jeune femme s'apprête à débarquer. 

Similaire au premier dans la narration, on retrouve l'originalité et la belle plume de Christelle Dabos. L'univers garde son cachet et ses couleurs, à un niveau égal au premier tome. Chaque chapitre vient avec son intrigue, il est difficile de s'ennuyer. De plus, l'histoire se corse et devient plus sombre et plus adulte, coupant avec la bonhomie de la première partie. Ophélie évolue, laissant derrière elle son image de fille naïve et bébête, tandis que les liens se renforcent autour d'elle.

Néanmoins, j'ai été embêtée par un détail, qui me fait un peu redouter le troisième volume. Si dans le volume 1, Christelle Dabos abordait la destruction du monde, dans ce tome 2 il est question de son créateur. Celui-ci est présenté comme "Dieu". J'avais soulevé ce point avec une autre lectrice à qui j'avais chaudement recommandé cette série. Egalement athée, cette dernière s'est sentie mal à l'aise à la lecture de la dernière partie du roman. 

En effet, comme nous suivons l'évolution d'Ophélie, en tant que lecteur nous sommes soumis -en quelque sorte- à l'imaginaire de l'auteur. Or, ici Christelle Dabos nous impose ce "Dieu" qui possède la même dénomination existant dans notre réalité. Et le récit laisse penser que cela pourrait être plausible dans la foi de certaines personnes. En toute honnêteté, nous aurions préféré que l'auteure donne à cet être supérieur une autre dénomination afin de nous laisser libre d'adhérer ou non à ce récit. "Dieu" is too much dans le texte. Et la perspective de lire encore plus de la théologie fantastique dans le tome 3 me laisse sceptique....

Un bon deuxième tome qui, pourtant, me convainc moins que le premier principalement à cause de ce "Dieu". A voir dans le troisième tome vers quoi s'embarquera Christelle Dabos.

Lire la chronique du tome 1



lundi 25 janvier 2016

De sang froid de Truman Capote (mars 1972)

 Présentation de l'éditeur

Il était midi au coeur du désert de Mojave. Assis sur une valise de paille, Perry jouait de l'harmonica. Dick était debout au bord d'une grande route noire, la Route 66, les yeux fixés sur le vide immaculé comme si l'intensité de son regard pouvait forcer des automobilistes à se montrer. Il en passait très peu, et nul d'entre eux ne s'arrêtait pour les auto-stoppeurs... Ils attendaient un voyageur solitaire dans une voiture convenable et avec de l'argent dans son porte-billets : un étranger à voler, étrangler et abandonner dans le désert.

L'avis de Gaby

Je traînais ce titre dans ma bibliothèque depuis de nombreuses années, désirant m'y plonger depuis très longtemps. Truman Capote est un auteur presque mythique, beaucoup l'adorent et le portent aux nues. Je l'avais découvert en 2012 avec Petit déjeuner chez Tiffany, un recueil de nouvelles qui m'avait laissé un bon souvenir.

Je l'ai sorti de ma pile à lire pour plusieurs raisons. Tout d'abord, ce livre fait partie de ma sélection pour le challenge Cold Winter de cette année, que j'ai effectué avec réussite puisqu'il était le dernier livre à boulotter. Et ensuite, il a été sélectionné pour le club de lecture #2 : cette lecture est donc commune avec E-Thyne Lbecque et Nova Baby dont vous retrouvez les chroniques en lien ci-dessous.

En 1959, quatre membres d'une famille appréciée de Holcomb, dans le Kansas, sont assassinés. Les Clutter, populaires et gestionnaires habiles, ont été tués par balle. L'incompréhension est totale. Truman Capote retrace le crime à travers les yeux de différents protagonistes : les victimes, mais aussi les proches et les criminels, Dick et Perry. 

Enquête policière mais aussi reportage de terrain, l'auteur alterne les points de vue et retrace l'histoire de tous ces gens dont l'existence n'aurait jamais dû se croiser. Il interroge la question de la responsabilité et aussi du hasard. Aurait-on pu éviter le crime? Un individu poussant un autre à tuer mais n'ayant pas participé à l'acte mérite-il le couloir de la mort?

La lecture de ce roman s'est révélée plaisante puisque nous, lecteurs, sommes en immersion et voyons évoluer la situation au fil des pages. On découvre la psychologie de chacun, tour à tour choqué ou ému face aux difficultés de vie des protagonistes.

Comment une ville réagit-elle face à un crime inexplicable? A partir de quel moment débute la folie? Peut-on juger facilement un individu comme "coupable" sans tenir compte des circonstances de la vie ou faut-il au contraire ne penser qu'au fait pour être juste?

Truman Capote amène de nombreuses questions dont les réponses ne tiennent qu'à nous. Il révèle que la justice n'est pas simple et qu'il faut savoir réfléchir avec habileté en tenant compte des émotions de chacun mais aussi de la responsabilité des actes. Vient aussi l'idée de barbarie : tuer des individus qui ont ôté la vie ne fait-il pas aussi de nous des assassins? Qui décide que nous représentions une autorité supérieure?

Le contenu n'échappe pourtant pas à quelques longueurs. Bien que je lui reconnaisse une certaine rigueur et une qualité d'écriture, je n'ai pas non plus été tout le temps emballée, le rythme s'essoufflant parfois.

Autre fait étrange : l'écriture de ce livre me fait beaucoup penser à celles d'Harper Lee. Est-ce dû à la traduction? Ou peut-être suis-je influencée par les rumeurs liées à Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur.

Quoiqu'il en soit, c'est un très bon policier qu'il vous faudra un jour découvrir. Même s'il n'est pas un incontournable, cette enquête est l'une des premières de ce genre à avoir été connue à cette échelle.

Chroniques de Nova Baby et d'E-thyne

Autre roman chroniqué sur le blog



samedi 23 janvier 2016

Mon bilan culturel #5




J'ai décidé de transformer ce bilan littéraire en mise au point culturel. Comme à mon habitude, je ne compte pas définir sa temporalité puisque je le rédige lorsque je ressens qu'il me faut vous présenter mes découvertes ! 

Les chroniques ne sont, exceptionnellement, pas encore sur le blog. Je reprendrai le bon rythme d'ici quelques jours.

Côté livres


J'ai terminé le tome 2 de La passe-miroir Les disparus du Clairdelune de Christelle Dabos. Très bonne lecture dont le niveau est égal au premier tome. Toutefois, cette rigueur m'a un peu blasée car je n'ai pas ressenti d'évolution, et l'aspect trop présent d'un Dieu m'a désappointé. J'ai d'ailleurs discuté avec une amie à ce sujet (je lui avais chaudement recommandé la série) et toutes les deux aurions préféré que cet individu soit qualifié d'un autre nom (nous sommes athées).

J'ai lu Vers la sobriété heureuse de Pierre Rabhi. Un livre avec des propos intéressants et pertinents, toutefois on ne prêche pas un convaincu. Je le recommande même si je n'ai pas été fortement surprise à la lecture.

J'ai fini Dans la peau d'un migrant d'Arthur Frayer-Laleix. Un très bon essai journalistique, qui permet d'avoir une autre approche du phénomène. Belle découverte.






Côté films


Je me suis lancée dans le challenge "un film par semaine". Et j'en ai profité pour faire de très belles découvertes.


J'ai vu The revenant en VO. Autant vous dire que je n'ai rien compris tellement leur anglais est mâché. De très belles images et un Léonardo Di Caprio toujours aussi convaincant. Bref, je recommande !


J'ai découvert Modern Times qui m'a fait bien rire. Un classique très appréciable. Charlie Chaplin m'a subjugué par son talent.


J'ai également vu The great dictator. Hilarant. Probablement l'un des meilleurs Chaplin parmi ceux que j'ai visionné.

J'ai poursuivi avec The Kid. Pas mal du tout même si j'ai moins accroché.

Enfin j'ai visionné Breakfast at Tiffany's. J'ai bien aimé le film, bien que surprise par la fin différente. Par contre, je n'ai pas été séduite par Audrey Hepburn, que je trouve plus classique que Marilyn Monroe, en dépit de sa beauté.

Dans l'avion, j'ai pu visionner Blood Diamond que l'on m'avait chaudement recommandé. J'ai bien aimé la prestation des acteurs (Di Caprio toujours au top)

J'ai enfin regardé Les minions. C'est sympa, assez jeunesse. Cela ne m'a pas non plus renversé.


Lecture en cours et à venir


Je dois lire Les bûchers de la liberté d'Anastasia Colosimo. Je m'y mettrai probablement la semaine prochaine.


J'ai recommencé Divergent de Veronica Roth sur l'insistance d'une proche. Rappelez-vous, je n'avais pas passé le chapitre 7. Mais curieusement, maintenant, cela passe. Comme quoi...

Je poursuis La rebelle, femme médecin au Moyen-Âge de Valeria Montaldi. Toujours agréable.

Enfin je vais me lancer dans Trilogie new-yorkaise de Paul Auster, sélection du club de lecture numéro 3 !
 

mercredi 20 janvier 2016

[Fermé] Concours : gagnez un exemplaire d'un livre coup de coeur d'Ondine



La maison d'édition La Bourdonnaye et le blog La biblio de Gaby vous proposent de gagner un livre qui a vraiment plu à Ondine et qui ressort avec une nouvelle couverture :)


Ajout du 4/02 : Ondine a désigné gagnant Fattorius !
Merci à tous d'avoir participé !



Je souhaitais vous annoncer à vous lecteurs de ce blog la sortie en librairie de deux auteurs que j’affectionne particulièrement et que je vous ai fait découvrir sur le blog. Je suis tellement ravie pour eux car ils ont un réel talent et méritent vraiment d’être connus.

Nous avons d’abord Thierry BERLANDA et son roman à suspens L’insigne du Boîteux. La sortie de ce thriller en librairie est fixé au 21 janvier 2016.

C’est l’histoire de Jeanne Lumet professeur d’histoire médiévale qui est sollicitée par le Commandant Falier de la police criminelle pour qu’elle l’aide à décrypter les crimes sordides qui sont commis sur des femmes ayant un enfant âgé de 7 ans. Mais Jeanne Lumet ne sait pas encore que cette enquête va la mettre en danger car n’a-t-elle pas elle-même le profil des victimes.

On est happé par ce roman dès les premières pages. Suspens, rythme, frissons, tensions et effroi garanties. Une histoire originale racontée avec beaucoup de talent et de maîtrise du genre. Un très bon auteur de roman à suspens. J’ai d’ailleurs eu la chance grâce à sa maison d’édition « La Bourdonnaye » de lire la suite de ce thriller La fureur du prince qui est également une très grande réussite.

Je vous souhaite de prendre autant de plaisir à leur lecture que moi et moi j’espère pouvoir découvrir d’autres auteurs d’aussi bon cru grâce à la Maison d’Edition « La Bourdonnaye » avec qui nous avons une très jolie collaboration.

Ondine

Conditions de participation :

Organiser un concours demande une certaine énergie et du temps. Aussi je ne vous demanderai rien en particulier sauf de jouer les règles du "jeu" qui sont simples :

-Laissez un commentaire signifiant votre participation et recommandez un policier-thriller récent à Ondine (qu'il ne date pas de l'an 40). Comme vous le savez, elle raffole de ce type de lecture donc faîtes-la rêver ! N'hésitez pas à argumenter pour la convaincre de s'y plonger.

Je vous demande de vérifier dans notre base de données (via la barre de recherches) si le titre que vous conseillez n'a pas été auparavant lu par Ondine, sous peine de nullité.

Pensez à laisser un mail afin que je puisse vous contacter en cas de gain.

Fin du concours : le 3 février. Ondine nommera le commentaire le plus emballant (oui, on veut un concours "familial", donc pas de tirage au sort). Donc à vos plumes !

La Biblio de Gaby remercie les Editions La Bourdonnaye pour leur générosité !

dimanche 17 janvier 2016

Le club de lecture #3 : rendez-vous à New York




Les votes ont été unanimes : Paul Auster a été votre favori !

On va donc prendre l'avion et se rendre à New York  !  Je suis ravie de ce choix puisque je lirai le premier ouvrage de cet auteur ! Comme d'habitude, vous pouvez commenter à tout moment sur ce billet pour qu'on avance ensemble notre lecture ou vous rendre sur le groupe Facebook du club de lecture ! Rendez-vous à cette adresse :  https://www.facebook.com/groups/1887597414790001/


La session se déroule du 18 janvier au 8 février ! 

Cette aventure qui démarre comme un thriller se poursuit sur le mode de la quête métaphysique. La ville de New York, illimitée, insaisissable, lieu privilégié des rencontres aléatoires, est le gigantesque échiquier sur lequel Paul Auster dispose ses pions pour parler de dépossession.

samedi 16 janvier 2016

David Bowie n'est plus...

Je suis en deuil et frappée d'une grande tristesse : David Bowie est mort. Un choc d'apprendre cela ce matin alors que je passais encore en boucle ce week-end son dernier CD qui est magnifique.

J'ai passé mes années de vie à l'écouter et à l'admirer pour cette grande créativité et son imagination sans cesse évolutive et son avant-gardisme.

J'ai tous ces albums. Je les écoute régulièrement car il a ce génie inégalable du son, du rythme et du texte et cette voix qui vous chamboule.

Depuis quelques matins il faut dire : avait.
Il me manquera car même si je peux le réécouter encore et encore je ne pourrais plus attendre avec patience et à la fois impatience son prochain CD.

Je te pleure toi le grand artiste qui vient de partir vers une autre galaxie.

Ondine

vendredi 15 janvier 2016

Les liens du silence de Gilda Piersanti (octobre 2015)

Résumé de l'éditeur 

À Sant Andrea del Monte, un petit village de Calabre, une jeune femme qui a collaboré avec la justice en dénonçant sa famille mafieuse est retrouvée noyée dans sa baignoire. Elle a ingéré de l'acide chlorhydrique : une mort atroce qui évoque une exécution plutôt qu un suicide. Son père, Don Alfredo, est l'un des boss les plus puissants du Bunker, l'organisation criminelle qui domine le trafic de cocaïne en Europe. À Zurich, Giulia, la petite-fille de Don Alfredo, pensionnaire d'une luxueuse école privée, tombe amoureuse de Lorenzo. Il est jeune, journaliste, et sa mère a autrefois été tuée dans un attentat qui visait son père, procureur en lutte contre... le Bunker. Giulia ignore tout des activités mafieuses de sa famille. Et alors que Lorenzo, qui mène l'enquête, s'apprête à lui en révéler le vrai visage, il est victime d'une terrible agression. Jamais les liens du sang n'ont aussi bien porté leur nom. Dans un monde où les traditions séculaires de l'honneur couvrent les luttes de pouvoir, Giulia et Lorenzo pourront-ils échapper aux lois non écrites de leurs familles que tout oppose ? Les Liens du silence, véritable drame shakespearien au suspense redoutable, démonte la mécanique complexe d un système mafieux et nous plonge dans la furie d'une guerre entre deux familles dont les enfants luttent héroïquement contre la fatalité de leur destin.


L'avis d'Ondine

Giulia, petite fille de Don Alfredo est pensionnaire depuis son plus jeune âge dans une luxueuse école privée très réputée en Suisse. Sa famille surtout son grand-père Don Alfredo, son épouse et grand-mère Lucrezia surnommée l’Araignée, habitent à Sant’Andréa del Monte un petit village en Calabre. Giulia sait qu’elle bénéficie grâce à son grand-père du meilleur en terme d’éducation mais jusqu’à présent elle ne s’est jamais trop posée de questions sur sa famille et sur leur mode de vie.

Elle ne sait pas que son grand-père qu’elle adore, est l’un des chefs les plus puissants du Bunker, cette organisation criminelle, mafieuse et calabraise, qui domine le trafic de cocaïne dans toute l’Europe. Elle n’a pas connu ses parents. Personne ne lui parle de son inconnu de père ni de sa mère morte dans un accident de la route alors qu’elle avait 6 mois.

C’est son grand-père qui lui porte une grande affection, qui l’a placée dans cette école privée suisse après qu‘elle ait été élevée quelques temps par sa tante Alba. Mais voilà que sa tante Alba s’est suicidée. Sa famille lui explique qu’elle était dépressive. D’autres sont persuadés qu’elle a été suicidée car n’avait-elle pas dénoncé sa famille mafieuse en collaborant avec la police et la Justice avant de se rétracter. Mais Giulia ne semble pas consciente des réalités de vie de sa famille. Elle vit loin d’eux et n’a pas réellement de contacts avec les siens.

Pourtant le destin va lui ouvrir les yeux. Elle rencontre Lorenzo Cortese, un jeune journaliste italien. La mère du jeune homme a été tuée lors d’un attentat perpétré par la Mafia et qui visait en réalité le père de Lorenzo. Celui-ci était à l’époque procureur et menait une lutte acharnée contre le Bunker. Son père a été défiguré et est cloué dans un fauteuil roulant.

Les deux jeunes gens vont tomber amoureux l’un de l’autre. Lorenzo sait qu’il devra expliquer à Giulia qui est réellement sa famille et que le fait de se fréquenter va les mettre en danger. Comment une fille issue d’une famille mafieuse et dont l’avenir et la vie même est décidée et programmée par la famille peut-elle seulement envisager de partager sa vie avec un journaliste et de plus le fils d’un procureur. La famille et surtout Don Alfredo n’apprécie pas cette relation naissante. Lorenzo est victime d’une grave agression et Giulia est ramenée de force à Sant’Andréa del Monte et séquestrée un temps afin qu’elle vive selon les règles imposées par la famille.

Mais cela ne va pas être aussi simple que cela car la jeune femme se trouve confrontée à une réalité familiale qu’elle ne soupçonnait pas. Elle ne veut pas se soumettre à ces règles archaïques qu’on lui impose. Elle finira par prendre conscience que si elle ne se bat pas elle ne pourra jamais vivre comme elle le souhaite et sera réduite comme toutes les femmes de la famille aux décisions prises par les autres. Elle n’existera qu’en terme d’alliance passée avec d’autres familles mafieuses.

Arrivera-t-elle à fuir pour rejoindre Lorenzo ? Les liens du silence de Gilda Piersanti est un roman magnifique. Une histoire de Roméo et Juliette moderne dans un contexte italien tellement archaïque et pourtant toujours autant d’actualité. La rencontre du fils d’un procureur et la petite-fille d’un boss de la mafia calabraise. Deux mondes si différents l’un de l’autre, totalement incompatibles, l’un combattant l’autre, une histoire d’amour dangereuse autant pour l’un que pour l’autre des deux amants car elle est vécue comme une trahison au sein de la famille calabraise et l’issue de cette histoire ne peut être que la mort.

J’ai lu quasi tous les livres de Gilda Persanti car j’aime sa façon d’écrire et de raconter ses histoires. Mais Les liens du silence est certainement le plus abouti de tous, une vraie réussite. Avec l’histoire de cette rencontre amoureuse de Lorenzo et de Giulia, ces Roméo et Juliette des temps modernes, Gilda Persanti aborde avec une grande précision et une justesse absolue la réalité du fonctionnement archaïque et l’organisation des familles mafieuses. Il n’y existe aucun sentiment, état d’âme, ou conscience. Tout n’est que calcul, alliance, mésalliance, règlement de compte, argent, pouvoir.

Avec son roman, l’auteure touche cette vérité que beaucoup savent sur l’organisation de la mafia mais qui est difficilement décelable car celle-ci se dissout, depuis la nuit des temps, dans tellement de paramètres sociétaux même les plus improbables. Aucune liberté de choix, tout est décidé et les enfants et petits-enfants sont déjà formatés pour prendre la suite quitte à être tués ou à tuer pour cela.

Un très beau roman. C’est plus qu’un coup de cœur c’est une roman abouti, une réussite, une très belle histoire d‘amour sur fond de mafia.

A découvrir.

[290 pages / Passage / 19 €]


Autre roman de l'auteure chroniqué sur le blog


jeudi 14 janvier 2016

Challenge 2016 : un genre par mois




Pour la troisième année, Iluze remet le couvert avec le challenge Un genre par mois. Cette fois-ci, je m'y suis inscrite puisque je trouve qu'il correspond à mon désir de lecture sans forcément me sentir imposée des titres.

Voici le planning (et mes prévisions). Je joue en mode explorateur "Vous participez tous les mois sans exception.  Vous avez droit à deux « jokers ». Cela signifie que durant 2 mois, vous pouvez lire un livre d’un autre genre que celui imposé. Par exemple : lire un recueil de poésie en janvier car vous n’avez pas de BD dans votre PAL."

1. Janvier : BD, comics, manga : Locke & Key tome 2
2. Février : Romance, chick lit, érotique 
3. Mars : Classique ou thêatre
4. Avril : Fantasy ou aventure
5. Mai : Historique
6. Juin : Jeunesse ou Young Adult
7. Juillet : Science-Fiction
8. Août : Thriller, polar, policier
9. Septembre : Contemporain
10. Octobre : Fantastique ou horreur
11. Novembre : Non fiction (essai, témoignage, biographie, livres pratiques, cuisine…)
12. Décembre : Nouvelle ou novella 

J'actualiserai ce billet en cours d'année afin de totaliser mes réussites :)

mercredi 13 janvier 2016

Mes lectures de la semaine #4




Ne changeons pas les bonnes habitudes lorsqu'elles sont agréables et utiles. J'ai encore avancé dans quelques livres, il convient donc de vous en parler et de faire le point sur mes lectures du moment !

J'ai terminé Le Rouge et le Noir de Stendhal en version audio. Le roman m'a laissé un très bon souvenir. La progression de Julien Sorel est remarquable et l'environnement réjouira les amateurs d'oeuvres historiques. Qui plus est, c'est un classique, j'ai donc bien terminé l'année !

Par la suite, je me suis lancée dans Respire d'Anne-Sophie Brasme. Charlène, une adolescente mal dans sa peau, débute une relation toxique avec une copine de collège. Une situation qui va très mal tournée. Un roman particulier, puisqu'on doute du contenu : dans quel part l'auteure s'est-elle inspirée de sa propre vie?
Pour le challenge Un genre par mois d'Iluze, je me plongée dans Casse tête, le tome 2 de Locke & Key. Toujours aussi oppressant, un univers qui est destiné aux adultes et aux personnes au coeur bien accroché.

Enfin, j'ai terminé De sang froid de Truman Capote, une enquête policière sur le meurtre d'une famille de fermier au Kansas. Un roman bien écrit et bien documenté qui s'est révélé une agréable lecture. Ce livre rentre dans mon challenge Cold Winter et est aussi l'oeuvre à découvrir pour mon club de lecture.



J'ai évidemment quelques lectures en cours.

Je poursuis Dans la peau d'un migrant d'Arthur Frayer-Laleix. Un roman d'actualité.

Je lis aussi Vers la sobriété heureuse de Pierre Rabhi. Un roman qui entre dans mon challenge perso Vidage de Pàl et qui me faisait envie depuis longtemps. Ses idées sont intéressantes et formulées avec simplicité.