mercredi 27 janvier 2016

Le grand mur circulaire de Maurice Lacan (juillet 2015)

Présentation de l'éditeur

Imaginons, dans un futur proche, une puissante métropole ouverte sur le monde, opulente et libre, totalement métissée, symbole d'un monde pacifique enfin unifié. Et dans cette métropole vivent des hommes et des femmes comblés, des vieillards fatigués mais heureux, et des jeunes gens heureux mais futiles. Tous partagent leurs loisirs entre la plage, les spectacles et les plaisirs. Ils voyagent beaucoup, piétinant le monde sans le voir. Mais tout n'est pas parfait dans ce monde exemplaire. Des oligarques règnent dans l'ombre. Beaucoup d'hommes et de femmes misérables et méprisés ont été relégués dans le vaste périurbain. Derrière les apparences, la démocratie se défait et cède la place à une oppression douce. Imaginons maintenant qu'une nouvelle et puissante vague migratoire, provoquée par la surpopulation, le saccage de la nature et les guerres, bouscule les frontières. Et que ces populations, venues du monde entier, s'amassent au pied d'un Grand Mur Circulaire que la ville s'est hâtée d'édifier pour les empêcher d'entrer dans son vaste territoire. Nous commencerons alors à percevoir la complexité d'un monde qui s'unifie tout en se fragmentant sans cesse et s'abîme dans une crise dont on ne saisit pas encore l'ampleur.


L'avis d'Ondine

L’histoire se passe dans un futur de notre monde. Une ville ou une capitale peut-être, en tous les cas une sorte de métropole, Saint-Paul. Saint-Paul est l’endroit où vivent les nantis, ceux qui sont du cru, ceux qui ont le pouvoir, l’argent, les situations privilégiées et qui bénéficient de moyens pour vivre dans cette ville, entourée d’un grand mur circulaire, qui la préserve des intrus et des indésirables. Ce mur circulaire les protège d’une zone à l’extérieur de ce mur où résident ceux qu’on appelait autrefois le prolétariat.


Ceux qui font peu d’études faute de moyens, qui travaillent et qui essaient de survivre. Au-delà, ce sont des sortes de zones où se rassemblent des bidonvilles qui recueillent autant les immigrés que tous ceux qui n’ont droit à peu de chose mais qui faute de possibilités gardent l’espoir de pouvoir un jour intégrer la ville de Saint-Paul en y travaillant et qui sait y habiter. Des zones de non-droit, de violence et de danger permanent.

A Saint-Paul vivent des hommes différents. On a Norbert, ce professeur retraité, veuf, qui avec sa femme avait adopté deux enfants. L’une, Nasrima qui a réussi dans sa vie professionnelle et qui passe son temps à travailler et à courir pour encore et encore gagner plus d’argent. Elle a si peu de temps à consacrer à son père. Il y a Jafar, cet enfant rebelle qui rejette cette société et qui est en révolte permanente. Un vrai souci pour Norbert. Que va-t-il devenir ?

Il y a Irène cette jeune femme si proche de Jafar, née dans une famille aisée, avocate, qui passe du temps avec Norbert. Il y a Etienne, celui qui gère une communauté qui vit de la nature et qui est repliée sur elle-même afin de préserver l’essentiel et surtout les leurs. Gabriel, cet amoureux de la nature, qui a eu ce poste qui lui permet de vivre proche de la nature, dans la campagne auprès des villageois qui comptent sur lui en cas de problème. Et il y a ce monde environnant en ébullition, en révolte permanente, où la violence se fait sentir et finit par émerger tellement destructrice.

Ce monde dont nous parle l’auteur va aller à sa perte.

Le grand mur circulaire est un roman futuriste mais pas tant que cela car ce que nous raconte l’auteur est totalement crédible. On sait au fond que cette histoire est possible voire plus que probable et cela n’est nullement rassurant. J’ai eu de la peine à lire ce roman pas parce qu’il est écrit de forme classique mais parce qu’il manque de rythme celui que j’avais trouvé dans les premiers chapitres et qui a disparu par la suite.

L’histoire est intéressante, les personnages sont présents mais peut-être est-ce le ton de la narration j’ai fini par m’ennuyer. La preuve j’ai mis une semaine pour le lire. Dommage je n’ai pas été captivée ni emportée par ce roman. Il m’a semblé quelque peu monotone et même si je l’ai terminé je suis restée sur ma faim…

Et je suis déçue…

Mais peut-être que quelqu’un d’entre vous l’a également lu et a un avis opposé au mien. Je suis ouverte à toute argumentation car peut-être suis-je passée à côté.

1 commentaire:

Profitons de notre liberté d'expression