lundi 8 février 2016

Divergent de Veronica Roth (mars 2014)



Présentation de l'éditeur

Cinq destins, un seul choix.

Tris vit dans un monde post-apocalyptique où la société est divisée en cinq factions.
À 16 ans, elle doit choisir son appartenance pour le reste de sa vie. Cas rarissime, son test d'aptitudes n'est pas concluant.
Elle est divergente.
Ce secret peut la sauver...
Ou la tuer

L'avis de Gaby

Je vous avais déjà parlé de Divergent sur ce blog, vous ayant déclaré avoir abandonné le livre en dépit de l'intérêt pour les idées de l'auteure Veronica Roth. J'ai pourtant remis le couvert après une précédente tentative en anglais.

Une proche, avec qui je discutais des différentes façons d'appréhender le monde, m'a convaincue de retenter l'expérience. Elle avait dévoré les tomes en quelques jours et adoré l'intrigue. Elle a réussi à bien me vendre le contenu et j'ai donc réitéré mon expérience avec Divergent.

Je ne cesserai jamais de l'affirmer : le style de l'auteure m'est insupportable. Il est plat, sans couleur, et narre juste l'histoire. Je ne comprends pas ce choix d'avoir à ce point simplifié tout le contenu et nous proposer uniquement l'essentiel. Pourquoi ne s'est-elle pas permise plus de folie? Pourquoi ne pas s'être éclatée à nous proposer quelques détails croustillants? J'adore les livres allant à l'essentiel, mais Veronica Roth a fait le choix de totalement rester anonyme à son propre contenu, et la forme arbore une couleur bien grise.

Concernant l'intrigue, on suit Tris, 16 ans, qui doit faire le choix entre 5 factions (Sincères, Altruistes, Erudits, Audacieux et Fraternels). Elle-même originaire des Altruistes (penser aux autres avant soi), elle est identifiée comme divergente par son assesseur, c'est à dire qu'elle ne rentre dans les cadres imposés par la société mise en place. Cette capacité à évoluer en dehors des normes la force à cacher cette particularité sous peine d'être assassinée. 

Ne trouvant pas sa place dans sa tribu initiale, elle décide de rejoindre les Audacieux, la catégorie des actifs qui sautent partout et protègent la ville. Un choix incompris de sa famille qui la bannie durablement. Elle entre donc dans la catégorie des "transferts", ceux qui doivent faire leur preuves lors de l'initiation, au risque de finir sans faction (similaire aux SDF chez nous). Mais le contexte politique n'est pas au mieux de sa forme. Des batailles pour obtenir des places au sein du gouvernement s'organisent, l'équilibre de la société est déjà précaire. Un défi supplémentaire pour les jeunes de son âge qui doivent non seulement trouver leur place dans la société tout en évitant de se mettre en danger.

Les idées de ce roman sont très intéressantes car en plus d'être une dystopie, c'est aussi une sorte de récit d'apprentissage. On suit des jeunes qui doivent se positionner et sont fragilisés. Ils apprennent de leurs erreurs et découvrent les limites des possibles et les barrières qu'ils s'imposent. Ils sont aussi face à des frontières hissées entre différentes communautés au style de vie bien particulier. Soit ils s'adaptent à leur univers, soit ils sont exclus de la société. De là, on s'interroge : est-ce que tous les individus s'arrangent de cette réalité ou cela incommode-t-il beaucoup de monde? Est-ce que tous agissent de peur d'être rejetés ou sont-ils satisfait de répondre à des demandes supérieures et incompréhensibles? Enfin, pourquoi n'est-ce que les érudits qui font preuve de curiosité? Est-ce que l'individu peut être formaté dès la naissance pour se complaire dans une situation donnée? 

Un roman jeunesse que j'ai bien apprécié au final, en dépit d'une pauvreté stylistique qui décourage de persévérer lorsque personne nous souligne les qualités des idées.

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