mardi 14 juin 2016

Le crime était signé de Lionel Olivier



L'avis d'Ondine

Quentin Fergeac est commandant de police à la Brigade Criminelle au 36, Quai des Orfèvres. Il est totalement investi dans son travail car cela lui permet d'oublier un drame personnel qui l'a anéanti : la mort de son jeune fils Yann.

Il est appelé avec son équipe sur un lieu de crime. Le cadavre d'une jeune fille totalement dévêtue a été retrouvée dans le coffre d'une voiture près du cimetière de Rosny-sous-Bois. La jeune adolescente âgée d'environ quinze ans a été étranglée avec un foulard. L'autopsie révéle que cela n'a rien à voir avec la pratique du jeu du foulard.

L'enquête menée à grande vitesse les oriente vers trois accolytes qui pratiquent des jeux sexuels quelque peu particuliers. Malheureusement cette piste les entraîne vers une voie sans issue. Le propriétaire du véhicule a été incarcéré avant les faits, son partenaire est un avocat aux mœurs très particulières et le troisième camarade de jeux, connu des services de police, travaille dans un lycée. Mais Quentin Fergeac ne lâche rien et ses équipiers vérifient tous les indices.

Mais voilà que l'identité de la jeune victime est découverte. Il semblerait que la jeune fille ait été en compagnie de son amie Jessica au moment de sa disparition. Quentin Fergeac pense que Jessica est toujours vivante et qu'il y a peut-être une chance pour qu'il puisse la retrouver vivante.

Mais l'enquête est semée d'embûches et les pistes se ferment les uns après les autres.

Pourtant Quentin ne lâche rien. Il faut trouver une piste avant que la jeune Jessica ne soit découverte assassinée comme son amie.

Arrivera-t-il à découvrir ce qui se cache réellement derrière cette disparition et le meurtre de la jeune Açelya ? Jessica pourra-t-elle trouver l'énergie nécessaire pour survivre et s'échapper de ce cauchemar traumatisant ?

Mais peut-être suffirait-il juste d'un témoignage pour débloquer cette enquête ? 

Avec Le crime était signé Lionel Olivier propose à son lecteur de partager une enquête avec un réalisme surprenant. L'histoire est très intéressante car elle emmène le lecteur dans des milieux sociaux divers et aux mœurs particulières : des hommes qui assouvissent leurs envies avec démesure, des quartiers de banlieues où la police a du mal à enquêter et faire son travail, des milieux aristocratiques fermés aux idées archaïques et conservatrices. Des policiers totalement investis dans leur enquête et qui pourtant restent des êtres humains qui essaient de se préserver des horreurs quotidiennes.

La narration est simple, rapide et précise. On ne perd pas de temps, on est dans une enquête. Cela semble tellement vraisemblable que le roman est lu d'une traite.

Un très bon roman policier. Pas un thriller, mais une intrigue surprenante et surtout un rythme vertigineux. L'auteur a obtenu le prix du Quai des Orfèvres 2016 pour ce polar, prix qui est mérité.

A découvrir. Un polar qui se lit bien, vite et qui a une bonne intrigue.

Présentation de l'éditeur

À peine seize ans, cette gamine retrouvée nue, étranglée près du cimetière... Et ces pervers qui s'exhibent entre les tombes... Et ce fumier qui croit séquestrer l'innocence qu'il a perdue...

Morte d'avoir trop ou mal aimé ?
Des halls de banlieue, zones de non-droit, à la propriété somptueuse d'aristocrates au-dessus des lois, la Crim' est malmenée, impuissante à répondre au drame des parents ! Alors que l'ADN reste muet, un témoin "signe" une vérité singulièrement humaine...

Auteur de plusieurs romans policiers, Lionel OLIVIER excelle à révéler les coulisses d'une enquête, à mettre en scène avec émotion les doutes des policiers comme l'énergie recouvrée du "36".

1 commentaire:

  1. J'ai bien aimé jusqu'à ce que le livre tourne au cliché du "sale riche" et à la propagande pour la théorie du genre. Pour moi cela a gâché tout le positif et ce livre part à la poubelle.
    Joli blog, je reviendrai.
    Carole

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