samedi 11 juin 2016

Le journal de Frankie Pratt de Caroline Preston




L'avis de Gaby

Rédigé sous la forme d'un scrapbook, le Journal de Frankie Pratt de Caroline Preston nous dévoile la vie d'une jeune fille du début du XXe siècle, dont le rêve est d'être écrivain. Une lecture tout en douceur.

Comme le nom l'indique, Le journal de Frankie Pratt est le carnet intime d'une jeune femme dont nous allons suivre l'évolution pendant 17 ans. L'histoire est présentée avec différents collages d'illustrations et de détails matériels de l'époque dans des tons pastels et défraîchis. Ce qui lui confère une certaine originalité et retranscrit l'ambiance des années 20.

D'origine modeste à cause de la mort prématurée de son père médecin lorsqu'elle a 12 ans, Frankie Pratt est une demoiselle cultivée dont l'ambition est de devenir écrivain. Bonne travailleuse, elle bénéficiera d'ailleurs d'une bourse pour partir étudier à l'université. Mais au XXe siècle, pas si simple de s'émanciper et de vivre pour soi.

Si l'intrigue manque de piment, le récit attendrit. Par petites touches, on découvre les confidences de Frankie sur sa vie et son entourage. Pudiques et réservés, de ses écrits transparaissent de la force de caractère et une certaine autonomie de pensée. Une personnalité sympathique à suivre qui ne lasse pas et sait nous prendre au jeu.

Initialement, j'avais acheté le roman pour avoir une lecture détente après mes journées de travail et l'ouvrage a bien joué son rôle. Je vous la recommande pour l'expérience et pour le format. L'histoire est douce, retranscrit bien l'époque et, sans nous passionner, sait nous distraire.

Présentation de l'éditeur

Cartes postales anciennes, lettres, publicités, échantillons de tissus, menus glanés chez les antiquaires ou sur internet : six cents pièces ont été nécessaires à la composition de ce scrapbook. Son héroïne, Frankie Pratt, a 18 ans en 1920 lorsque sa mère lui offre un journal. Élève prometteuse à Cornish (Nouvelle-Angleterre), la jeune fille voudrait quitter son village, découvrir l'université, et plus tard devenir écrivain, mais il lui faut renoncer au prestige du Vassar College pour aider sa mère veuve et désargentée : même avec une bourse, ces études demeurent hors de portée. Par un étrange tour du destin, les portes de la célèbre institution vont finalement s'ouvrir à elle, à la faveur de son idylle naissante avec le peu recommandable capitaine Pingree. Étudiante, Frankie croise des intellectuels et des écrivains, parmi lesquels Edna St. Vincent Millay (prix Pulitzer 1923), qui l'encourage à s'installer à Greenwich Village afin de se consacrer à l'écriture. Mais après quelques charlestons et verres de gin frelaté, les amours à New York deviennent folles, et il est temps pour elle de renouer avec ses rêves : elle embarque pour Paris. À bord du SSMauretania, Frankie se prend d'amitié pour une " vieille fille aventurière " et deux princes russes exilés – rencontre qui la conduit jusqu'à l'appartement en soupente de la librairie Shakespeare & Company tenue par Sylvia Beach, plaque tournante de la vie des écrivains et des expatriés de langue anglaise. Parmi eux, un certain James Joyce, qui travaille à son nouveau manuscrit, et un homme séduisant surgi du passé... Tandis que Lindbergh atterrit en triomphe à l'aéroport du Bourget, Frankie doit repartir vers son village natal, au chevet de sa mère atteinte d'un inquiétant rhume de poitrine. Mais même de retour à Cornish, Frankie ne saurait renoncer à sa quête de succès et d'amour...

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